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Sinistre SILOE : un an après l’incendie, où en est-on ?

Publié le 31 janvier 2019

Réactivité impérative : tous les moyens mobilisés !

Dès le dimanche 11 février 2018, quatre groupes électrogènes (2 du SILA et 2 acheminés depuis Lyon par une entreprise spécialisée) ont permis d’alimenter les organes nécessaires aux premières interventions et à la sécurisation de l’unité de méthanisation.

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Armoires électriques endommagées
©SILA_WPerrier

En outre, une cellule de crise a été organisée intégrant différentes entreprises, le lundi 12 février, afin de procéder rapidement aux premières réparations. Ce même jour, de nouveaux groupes électrogènes ont permis d’alimenter et de remettre en service le prétraitement des eaux usées au niveau des ouvrages de dépollution. Ainsi, les principaux polluants des 30 000 m3 d’eaux usées domestiques collectées en moyenne par jour ont pu être traités, 36 heures après la survenue du sinistre.

Armoires électriques provisoires - JPEG - 1.8 Mo
Armoires électriques provisoires
©SILA_WPerrier

Deux jours après l’incendie, le premier étage biologique et le traitement partiel du phosphore étaient opérationnels et une des trois lignes de désodorisation fonctionnait de nouveau permettant ainsi de réduire au maximum les nuisances olfactives susceptibles d’impacter les riverains habitant aux alentours du site.

Fin mars 2018, L’UDEP retrouvait un fonctionnement normal (activation des deux étages biologiques) avec l’ensemble du process complet de traitement des eaux usées grâce à des travaux d’alimentation électrique provisoire.

Les travaux définitifs de réparation des armoires électriques, réalisés par la société EIFFAGE ont été achevés le 18 octobre 2018. Les armoires électriques de l’UDEP sont désormais toutes raccordées au nouveau TGBT (Tableau Général Basse Tension). Les installations temporaires ont quant à elles été démontées de nuit, les débits à traiter étant les plus faibles, évitant tout impact sur le milieu. Les enlèvements des containers et des TGBT provisoires ont eu lieu début novembre 2018.

Armoires électriques définitives - JPEG - 1 Mo
Armoires électriques définitives
©SILA_WPerrier

Le coût global du sinistre s’élève à 950 000 euros HT et l’ensemble des éléments financiers a été transmis aux experts missionnés par les compagnies d’assurance du SILA. Les recherches de responsabilité leur incombant sont en cours.

Un protocole exceptionnel de suivi du FIER

Le SILA est soumis à l’auto-surveillance de ses ouvrages de façon habituelle. Des analyses sur les effluents en entrée et en sortie des stations d’épuration sont réalisées selon un cadre réglementaire. Le Fier fait également l’objet d’un suivi en amont et aval des rejets plusieurs fois par an.

Suite à l’incendie, un suivi accru du milieu naturel a été réalisé. Des prélèvements pour les analyses physico‐chimiques ont été effectués en continu sur 24h dès le 15 février et ce pendant plusieurs semaines.

Par ailleurs, une réunion a été organisée en juillet 2018 en présence des services de l’Etat (la Direction Départementale des Territoires et l’Agence Française pour la Biodiversité), de la Fédération de Pêche et d’EDF en vue d’établir un protocole exceptionnel de suivi du Fier.

À ce titre, le cabinet SAGE Environnement a été mandaté pour effectuer des pêches électriques d’inventaire permettant de connaître la population piscicole et d’évaluer la qualité des milieux, des indices biologiques globaux normalisés amont/aval ainsi que des prélèvements de sédiments au niveau de la retenue de Chavaroche.

Un bilan rassurant !

À ce jour, tous les suivis ont été réalisés conformément au protocole. Même si la qualité des eaux du Fier a été dégradée durant la phase de dysfonctionnement de la station, quelques mois après, plusieurs signaux indiquent que le milieu n’a pas été impacté durablement :

À l’aval immédiat de SILOE, en comparaison d’une station de mesure témoin située en amont, une altération est enregistrée pour certaines espèces de poissons (vairon, loche et truite) : les densités et biomasses y sont moindres. En l’absence de chronique de données, il est très délicat de qualifier finement l’impact de l’incident de février 2018 sur le peuplement piscicole du Fier, car il n’est pas possible de le distinguer de l’altération induite par le rejet en fonctionnement normal.

Un retour d’expérience valorisé !

Le sinistre a permis de tirer des enseignements et des améliorations ont été réalisées sur SILOE et étendues aux autres sites et ouvrages du SILA.

Dans un souci constant de fiabilisation et de progrès continu du fonctionnement des installations, une étude est en cours sur l’ensemble des sites, afin d’analyser les risques de défaillance selon la méthode AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de la Criticité). Une liste de recommandations à mettre en œuvre sera établie afin d’assurer une maîtrise encore plus aboutie du risque.

Cet incident, qui doit être regardé comme exceptionnel, a mis en avant l’efficacité de l’organisation et des procédures en place, la mobilisation du personnel et a souligné l’importance de poursuivre le travail engagé pour fiabiliser le fonctionnement du SILA.

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