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Syndicat Mixte du Lac d'Annecy
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Restauration des roselières

 

Les roselières aquatiques et les herbiers immergés du lac d’Annecy présentent un intérêt écologique fort. Afin de les préserver et de favoriser leur développement, le SILA a lancé un ambitieux programme de restauration de ces formations végétales.

Roselières clairsemées frappées par la houle - JPEG - 185.5 ko
Roselières clairsemées frappées par la houle
© Damien ZANELLA / SILA

Au cours du 20e siècle, les roselières aquatiques du lac d’Annecy ont fortement régressé, passant d’une centaine à une dizaine d’hectares.

Un diagnostic écologique complet, mené en 2007 par le SILA, a permis de connaître précisément leur état et d’identifier les principales causes de leur recul. Les roselières ont surtout été fragilisées par la construction d’aménagements (ports, pontons) et la stabilisation du plan d’eau depuis 1965, date d’installation des vannes sur le canal du Thiou (principal exutoire du lac).

Une forte utilité écologique

Foulque nichant dans les roselières - JPEG - 340.5 ko
Foulque nichant dans les roselières
© Damien ZANELLA / SILA

Les roselières aquatiques jouent un rôle notable dans la préservation et l’amélioration de la qualité de l’eau du lac puisqu’elles participent à son épuration.

Elles constituent des habitats pour la faune (poissons, amphibiens, insectes, oiseaux…) en les protégeant des prédateurs et en servant de lieu de nidification. Elles présentent également un intérêt paysager certain et contribuent à éviter l’érosion des berges.

Face à cette réalité, le SILA a décidé d’engager une réflexion pour restaurer ces roselières, en y associant élus, usagers et scientifiques, dans le cadre de la gouvernance partagée du lac.
Trois axes d’amélioration ont été définis.

Un programme de restauration ambitieux

Plantation de végétaux et palissades de protection - JPEG - 458.1 ko
Plantation de végétaux et palissades de protection
© Gw. P. / SILA

Ce travail de concertation a permis d’aboutir à la mise en œuvre, entre 2012 et 2015, d’une première phase de travaux d’un montant d’1 million € HT, subventionnée à hauteur de 50 % par l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, et de 30 % par le Département de la Haute-Savoie.

Ces actions, menées en collaboration avec l’Institut d’enseignement ISETA et la Compagnie Nationale du Rhône, concernent trois zones pilotes  : le Bout du Lac à Doussard, ainsi que le marais de l’Enfer et le sentier des roselières à Saint-Jorioz.

Elles combinent différentes techniques de génie écologique telles que :

Une seconde tranche de travaux est envisagée à partir de l’automne 2021. En complément des trois sites pilotes précédemment cités et au sein desquels des actions se poursuivront, le site des Avollions sur la commune de Sevrier sera également concerné.

Une réglementation adaptée

Le second axe d’amélioration a été mis en œuvre par les services de l’État, et a consisté à actualiser la réglementation relative aux roselières et aux espaces littoraux, qui présentait certaines lacunes et hétérogénéité entre les différents secteurs.

Ainsi, ont été adoptés en 2015 :

Le règlement particulier de police de la navigation (RPP), repris lui aussi en 2015, a renforcé également les mesures de préservation, avec notamment une interdiction d’accès aux embarcations et à tous les usages à moins de 50 mètres du front des roselières.

En savoir plus : rubrique "Partagez l’espace sur le lac"

Une gestion du niveau du lac repensée

En parallèle de ces actions et en concertation avec l’État, le SILA a lancé une réflexion sur la gestion du niveau du lac, troisième axe d’amélioration identifié par le constat scientifique. Une accentuation du marnage actuel permettrait de favoriser le développement des roselières. La concertation avec les communes riveraines du lac et l’ensemble des usagers du lac a été conduite entre 2011 et 2014, afin de concilier intérêt écologique et contraintes socio-économiques.

En 2018, à la suite de l’épisode de sécheresse et de la baisse historique et naturelle du niveau du lac d’Annecy (-80 cm), un certain nombre d’usagers du lac ont par ailleurs exprimé le souhait de limiter l’étiage sur la période de juillet et août, qui concentre les activités économiques et touristiques, en conservant de façon préventive, avant l’été, un niveau un peu plus haut que de coutume.

Cet événement a engendré une baisse du niveau du lac nettement supérieure à celle préconisée pour le marnage écologique, visé à l’étude de 2014, levant ainsi les inquiétudes qui pouvaient subsister (aspect visuel, odeur, perte d’attractivité...).

Ainsi, afin d’anticiper les changements climatiques tout en améliorant les conditions environnementales pour les roselières et les espaces littoraux, l’État a mis en place depuis 2019 un marnage expérimental, basé majoritairement sur l’étude et les préconisations concertées du SILA.

Jusqu’à présent, le niveau du lac d’Annecy était géré de façon à garder une stabilité autour d’une cote de référence, la cote « 0,80 », mesurée à l’échelle de lecture du Pont de la Halle à Annecy. Le calendrier de marnage expérimental introduit 2 autres niveaux à différentes périodes de l’année.

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Marnage au lac d’Annecy

Par rapport aux cotes visées, le marnage volontaire permettra ainsi de retrouver une amplitude de 30 cm, redonnant un fonctionnement plus naturel à la régulation du niveau du lac d’Annecy. Un bilan sera réalisé fin 2020 sur le plan technique, et sur les impacts socio-économiques. Cette évaluation permettra d’envisager la pérennisation de la mesure.

Par rapport aux bénéfices environnementaux, notamment pour les roselières, ce n’est qu’après plusieurs années de mise en œuvre et de répétition que les effets pourront être perceptibles, compte tenu de l’inertie des formations végétales, et de décennies de stabilité de niveau. Les roselières du lac d’Annecy bénéficient d’un suivi scientifique exhaustif réalisé tous les 6 ans environ par le SILA, qui permettra de mesurer les évolutions à long terme.

Le programme de restauration des roselières en images

Les bons gestes pour préserver les roselières

Pour plus de précisions :

Les documents attachés

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